Efficacité opérationnelle

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La concurrence étant féroce dans plusieurs industries, il est souvent difficile pour les entrepreneurs de se dégager une marge de profit acceptable. Plusieurs d’entre eux font preuve de beaucoup de créativité afin d’y arriver.

Dans le but d’aider les entrepreneurs que j’accompagne à atteindre cet objectif de rentabilité, je partage avec eux certains trucs en matière d’efficacité opérationnelle.  Aujourd’hui, je vous en révèle cinq :

1. La standardisation et automatisation

La standardisation et l’automatisation, ce n’est pas seulement pour la grande entreprise ! Peu d’entrepreneurs pensent à standardiser ou à automatiser leurs processus, et c’est pourtant une clé de leur rentabilité. Cette option leur échappe pour une raison toute simple ; peu d’entrepreneurs sont conscients de leurs processus opérationnels.

Il faut comprendre que toute tâche est effectivement un processus opérationnel, et qu’il est possible de la standardiser ou encore de l’automatiser, jusqu’à un certain niveau. Il peut être question de créer des canevas pour des courriels récurrents, de développer des formules de calcul dans un chiffrier, de s’abonner à des flux RSS pour assurer une vigie commerciale ou encore de programmer des publications sur les médias sociaux avec un outil comme Hootsuite.

Toutes ces initiatives ont pour objectif de réduire le temps consacré aux tâches cléricales, administratives ou redondantes. Elles libèrent l’entrepreneur et lui permettent de consacrer son temps aux activités de développement d’affaires et d’amélioration de son offre. Autrement dit, aux activités ayant un impact sur le développement de son entreprise. C’est non négligeable !

2. Les pigistes

Pour plusieurs entreprises, la masse salariale représente le coût le plus important. Malgré cela, certains entrepreneurs engagent trop hâtivement des nouveaux employés, alors qu’ils devraient plutôt avoir recours à des pigistes.

A priori, un pigiste pourra vous paraître plus dispendieux qu’un salarié. Par contre, il faut considérer le fait qu’un pigiste est un coût variable, alors qu’un employé est plutôt un coût fixe. Autrement dit, vous paierez votre pigiste uniquement lorsque vous ferez des ventes, alors que le salarié devra être payé même dans les périodes creuses. Si on regarde le portrait d’ensemble, le pigiste est donc plus coûteux que l’employé, dans plusieurs cas. Par ailleurs, l’utilisation d’un pigiste nuit moins aux liquidités de l’entreprise que l’embauche d’un nouvel employé. En effet, puisqu’il consomme des ressources ponctuellement au moment d’une vente, le pigiste ne peut en aucun cas être la cause d’une trésorerie négative. Il est toujours associé à une hausse de la trésorerie.

3. La sous-traitance

N’essayez pas d’exceller dans des tâches pour lesquelles vous n’êtes pas qualifiés. Tout simplement ! Le résultat sera moins bon et surtout, plus coûteux au final ! Il est parfois préférable de confier un mandat ou une tâche à une entreprise spécialisée dans le domaine qui vous pose problème, plutôt que de tenter de réaliser vous-mêmes ce travail.

Cela peut paraître contre-intuitif, car il faut débourser de l’agent pour confier un mandat spécialisé. Par contre, il faut vous demander combien de temps vous investiriez sur cette tâche et quels seraient les résultats espérés ? S’il s’agit d’un domaine avec lequel vous n’êtes pas à l’aise, vous risquez de mettre beaucoup trop de temps, et d’atteindre des résultats peu satisfaisants. Il est plus rentable de confier d’entrée de jeu le mandat à une entreprise spécialisée et de vous tourner vers des tâches dans lesquelles vous performez !

4. Ergonomie 101 !

Ce conseil est sans doute le plus facile à mettre en œuvre. Prenez un peu de recul, et évaluez l’ergonomie de vos activités opérationnelles. Travaillez-vous de façon efficace ? Quelles sont les étapes à effectuer ? Est-ce qu’il y a des manipulations inutiles ? Comment faciliter le travail ?

Au final, il suffit simplement d’éliminer le gaspillage de temps et d’efforts qui s’est malencontreusement glissé dans vos opérations, et ce depuis votre démarrage. Cette petite observation de votre efficacité opérationnelle vous fera gagner temps et argent.

5. Calcul périodique du coût de revient

Voici une petite histoire vraie. Un entrepreneur tenait restaurant rapide. Il vendait des hot-dogs, des frites, des hamburgers, et de la délicieuse poutine ! À un moment donné, il s’est retrouvé dans une situation de non rentabilité de façon inexpliquée, car sa clientèle était restée au même niveau. Qu’est-ce qui pouvait expliquer cela ?

Il a réalisé, tardivement, que la demande pour la poutine avait augmentée, et qu’il s’agissait de l’item le moins rentable sur son menu ! La hausse récente du prix du fromage faisait en sorte qu’il perdait désormais de l’argent à chaque fois qu’il vendait une poutine. Ironie du sort, les clients demandaient de plus en plus cet item, parce qu’ils le considéraient très bon marché par rapport à la concurrence.

La morale de l’histoire : il faut recalculer périodiquement son coût de revient pour s’assurer de conserver les mêmes marges au fil du temps. Par ailleurs, advenant le cas où des items moins rentables connaissent une hausse de la demande, l’entrepreneur doit ajuster sa politique de prix afin de conserver la même rentabilité globale !

Écrit par: Jean-Philippe L’Écuyer, Entrepreneur en résidence à Futurpreneur Canada, jplecuyer@futurpreneur.ca.

2017-07-26T13:46:40+00:00 26 Novembre 2015|Catégories: Entrepreneuriat, Gestion et finance|

À propos de l'auteur:

Directrice du service aux entreprises et communication, Mylène travaille chaque jour à guider la Société de développement économique de la Colombie-Britannique (SDECB) vers de nouveaux horizons et de nouvelles initiatives.